Qui suis-je ?

Olivia Betoe Bi Evie Avocate Docteur en droit - créatrice de Juris Chrono, la méthode pour réussir sa première année de droit

Présentes-toi qui es-tu ?

Alors je suis Olivia BETOE BI EVIE. Je suis avocat docteur en Droit et j’ai fait mes études de Droit à la Faculté de Droit d’Aix-en-Provence.

Et tu viens d’où ?

Je viens du Gabon. Je suis originaire de Libreville au Gabon.

D’accord. Pourquoi tu as décidé de devenir avocate ?

J’ai décidé de devenir avocate parce que j’aime défendre les gens, représenter les gens, les assister quand ils sont justement dans une difficulté en rapport avec le Droit et comme j’aime l’humain j’aime accompagner l’humain, c’est pour ça que j’ai décidé de devenir avocate pour vraiment être au service de l’humain, de la personne.

Ok. Depuis combien de temps exerces-tu ?

J’exerce depuis 2 ans.

Où as-tu exercé ?

J’exerce au barreau d’Alès. J’ai choisi un barreau à taille humaine parce que justement je suis très attachée à la dimension humaine dans la profession. De plus quand un barreau est petit, on vit véritablement ce qu’on appelle la confraternité : les confères sont beaucoup plus solidaires dans l’exercice de la profession et quand on débute en Droit, c’est important d’être accompagnée et soutenue par les ainés.

Ok. En quoi consiste ton quotidien ?

Le quotidien d’une avocate est quand même assez commun mais à la fois atypique. Commun parce qu’il se compose d’audiences, de rendez-vous clients, de consultations au cabinet. Il est aussi atypique parce qu’au-delà de la profession d’avocat comme je le disais, moi je mets beaucoup l’accent sur l’humain.

Il y a aussi une grosse dimension psychologique et sociale en fonction de ces domaines d’activité. Sachant que moi je fais beaucoup de Droit de la famille, Droit des personnes, du Droit pénal, Droit des étrangers, l’humain est vraiment au centre de mon activité. Ce qui fait que je vais à la fois répartir mon quotidien entre les tâches d’une avocate, audiences, rendez-vous ou consultations et puis les tâches administratives qui sont la gestion des documents, la gestion du cabinet.

Ok. Quelles sont selon toi les qualités requises pour être avocat ?

Pour moi les qualités requises pour être avocat sont la patience, une fois de plus l’humain, l’empathie et l’écoute. Ce sont les qualités pour moi qui sont essentielles pour être avocate.

Qu’est-ce que tu préfères dans ton métier ?

Ce que je préfère c’est lorsque j’apporte en fait une solution, une réponse à une personne qui est venue me voir complètement désespérée ou perdue. C’est vraiment ce que j’aime dans cette profession c’est sentir qu’on est utile en fait ou qu’on est vraiment utile à quelqu’un qui était dans le besoin ou dans la difficulté, qui nous dit parfois que sans nous avoir rencontré, peut-être qu’il aurait fait une bêtise…

Qu’est-ce que tu aimes le moins ?

Ce que j’aime le moins c’est la pression que cela peut générer : pression psychologique parce qu’on est au contact de la difficulté.

Il y a beaucoup de délais à respecter donc ça, si on n’est pas très rigoureux, très méthodique et très carré, on peut se retrouver à ne pas avoir respecté des délais pour par exemple engager des procédures pour intenter des actions selon qu’on veut par exemple assigner quelqu’un en justice ou alors faire appel.

Aujourd’hui la règlementation est très carrée et c’est vrai qu’il faut toujours suivre le dossier, voir si on est dans les délais, si on est dans les temps, si on a respecté les principes qui encadrent la profession, notamment le contradictoire quand il faut adresser les pièces à la partie adverse.

Et puis ce que je n’aime pas aussi c’est lorsque le client n’est pas impliqué. Il y a des clients derrière lesquelles il faut courir. J’aime quand le client s’implique dans l’affaire qu’il me confie et qu’il me fasse confiance.

Ok. Mais au fait, qu’est-ce tu as fait comme études pour en arriver là ?

Moi j’ai un parcours quand même assez long pour être avocat. Il faut savoir qu’il y a plusieurs options pour être avocat. Alors la voie classique, celle que tout le monde connait, c’est celle qui est le concours. A l’issu de son Master I ou de son Master II on passe le concours pour entrer en école d’avocat donc ça c’est une option.

Il y a une autre option qui a été la mienne qui a été la plus longue, c’est celle d’avoir fait un doctorat après le Master II.

Pourquoi j’ai fait le doctorat ?

Parce que lorsqu’on est docteur en Droit, on rentre à l’école sur titre sans avoir à passer le concours d’avocat. Et moi, comme à côté de mes études j’ai toujours travaillé, je n’avais pas la possibilité de m’offrir une prépa à la fin de mon Master I ou de mon Master II qui me donnerait la possibilité de me concentrer pour pouvoir préparer le concours d’entrée à l’examen. J’ai choisi la voie du doctorat aussi qui me laissait encore 5 ans pour soutenir ma thèse, pour réfléchir et voir vraiment si c’est la profession d’avocat que je voulais faire. À l’issu de mon doctorat, je suis rentrée à l’école sur titre. Je pense qu’au-delà du diplôme, ça m’a surtout permis de développer des qualités : l’endurance, la persévérance parce que comme je le dis toujours, je retrouve les mêmes urgences lorsque j’étais étudiante en Droit où il fallait toujours être au taquet, être super en alerte et c’est ce que m’a apporté le doctorat.

Ok. Du coup comment se sont passées les études ?

Je n’étais pas tout à fait étudiante à temps plein. J’aime à le dire parce qu’on a tendance à penser que pour réussir ses études de Droit il ne faut faire que ça. Moi je dis non ! Je suis l’exemple de l’opposé. Comment se sont passées mes études ? Je pense que c’était de très belles années parce que j’avais à la fois l’insouciance de l’étudiant, et comme à côté je travaillais, j’avais aussi la responsabilité de la jeune adulte qui travaillait.

Et elles n’ont pas été faciles !

Il faut pouvoir concilier les études et son activité salarié donc ces années n’ont pas été faciles mais elles ont été très enrichissantes car je ne me suis pas du tout enfermée en me disant : « comme je suis étudiante il faut que j’y arrive et je ne dois faire que ça », non.

J’avais une vie sociale, une vie personnelle, une vie amicale, j’étais impliquée dans des associations, j’ai voyagé souvent donc oui j’ai aimé cette période parce que c’est vraiment la période de l’insouciance mais à la fois de la responsabilisation, celle où on prend conscience qu’on est en train de rentrer dans le monde du travail. Bien que j’étais étudiante, j’avais déjà conscience de certaines réalités du milieu professionnel même si ce n’était pas le milieu avocat.

Vous savez déjà comment il faut se comporter dans le milieu professionnel et ça m’a donné une maturité pendant mes études. Ça m’a donné peut-être une meilleure façon d’appréhender mes cours, les relations avec les copains, la sociabilité justement parce que je naviguais entre 2 milieux : le milieu professionnel et le milieu étudiant.

D’accord, et du coup qu’est-ce que Juris Chrono ?

Juris Chrono alors c’est vraiment comment dire ? J’ai presque envie de dire mon bébé mais non.

Juris Chrono c’est une activité que j’ai développée et qui vise à accompagner et à encadrer les étudiants de Droit. Je pense spécifiquement aux étudiants de première année qui souhaitent se donner toutes les chances pour réussir leur première année de Droit. A travers Juris Chrono j’ai développé une méthode de travail et d’encadrement à travers lesquelles les étudiants de première année qui sont souvent laissés, je vais dire à l’abandon, parce que quand on sort du lycée et qu’on arrive à la faculté, le choc est souvent violent. La méthode de travail n’est pas la même, on ne comprend pas forcément ce qu’on fait là et ça peut être très rédhibitoire et très décourageant.

Dans Juris Chrono je mets l’accent sur la gestion du temps mais aussi sur comment travailler, tout est important mais tout n’est pas urgent. Qu’est-ce qu’il faut vraiment mettre en avant pour que je puisse réussir ? Comment faire le tri dans tout ce qui nous est donné ? Je pense que l’on peut arrêter des études de Droit parce qu’on n’a pas la vocation c’est un fait, mais qu’on les arrête après qu’on se soit donné les moyens et les outils pour les réussir c’est autre chose. Le but c’est que Juris Chrono puisse apporter des réponses et être véritablement un soutien à ces étudiants de première année qui n’ont pas les conseils adaptés pour pouvoir réussir. C’est un peu ça Juris Chrono.

Et donc pourquoi tu as décidé de te lancer dans cette aventure ?

Pourquoi j’ai décidé de me lancer dans cette aventure ? C’est parce que c’est mon expérience personnelle, c’est pour permettre justement à d’autres étudiants de gagner du temps.

Moi lorsque j’étais étudiante, si on m’avait donné tous ces conseils, enfin si j’avais eu quelqu’un pour me dire ce qu’il fallait faire, j’aurais gagné du temps et je pense qu’il y a des choses que je n’aurais pas faites. Mais là, pourquoi j’ai décidé de me lancer dans cette aventure ? Parce que je pense qu’il y a quand même un fort taux d’échec. Il faut le dire les études de droit sont beaucoup laissées à l’abandon. Il y a beaucoup d’élèves qui s’inscrivent à l’issu de leur Bac mais le taux d’échec tel que les rapports aujourd’hui le montrent est énorme parce que les gens n’ont pas la méthode de travail et n’ont pas les conseils qu’il faut.

Moi j’ai voulu me lancer dedans pour véritablement apporter les solutions, apporter des conseils aux plus motivés puisque quand on arrive à la Fac on est 1000, on est 2000 et je suis là pour leur apporter des conseils et être un peu une grande sœur qui tient par la main et qui dit que oui c’est possible !

Ok donc moi je suis étudiante en Droit, pourquoi je devrais travailler avec toi ?

Pourquoi travailler avec moi ? Je pense que je suis la meilleure (rire).

Pourquoi travailler avec moi ? Parce que la méthode que j’ai mise sur pied est véritablement une méthode qui place l’humain au cœur de la réussite. Ce n’est pas la réussite pour réussir. C’est une méthode globale qui comprend : préparation mentale, gestion du temps et gestion des matières. Et je pense que lorsqu’on a travaillé le mental, lorsqu’on s’est dopé mentalement, on est beaucoup plus enclin à réussir.

Ce que je fais et ce que je propose est global.

C’est véritablement une méthode globale qui prend l’étudiant dans son ensemble selon qu’il travaille à côté ou pas, selon qu’il vit en couple ou pas, selon qu’il a des enfants ou pas, selon qu’il est en formation continue ou en formation initiale. A chaque étudiant et à chaque profil il y a véritablement un accompagnement adapté. Contrairement aux autres qui ne font que proposer et qui proposent des formules générales, je prends l’étudiant en lui-même et je lui propose quelque chose qui sera vraiment conforme à ce qu’il est et quelque chose de globale qui commence par la préparation mentale parce que les études sont très stressantes. Le stress, l’angoisse, l’anxiété, être étudiant ce n’est pas évident.

On est un jeune adulte, on se prépare à entrer dans le milieu professionnel et parfois on n’est même pas sûr de notre choix.

Et si on n’a pas quelqu’un qui est là pour répondre à nos questions, à nos interrogations et à nos doutes, et après on s’étonne que l’université soit délaissée mais non en fait l’université est une chance, et moi je veux donner la possibilité à cet étudiant-là qui veut se donner les moyens de saisir la chance qu’est l’université.