A la bourre dans vos révisions, tout n’est pas perdu!!!

Lorsque l’on est étudiant en droit, la période des révisions concernant les partiels du premier semestre est loin d’être la meilleure car elle arrive souvent en période de fêtes de fin d’année. Alors que les vacances de noël seront des moments de retrouvaille en famille pour certains, pour d’autres elles rimeront avec préparation des réveillons de noël et du jour de l’an. L’étudiant en droit ne savourera que très peu ce moment, surtout lorsqu’il appartient à la catégorie de celle et de celui qui n’a pas eu le temps de faire des fiches tout au long du semestre.

C’est à cette catégorie que je m’adresse puisque j’en faisais partie, mais qui aura tout de même pris le soin de bien bosser ses matières à TD.

Tout au long de mes études, je n’étais pas étudiante à temps plein ; j’avais une vie si remplie qu’il m’est arrivé d’oublier que je l’étais. Evidemment, hormis les matières de travaux dirigés pour lesquelles mon assiduité était plus que remarquable, les autres matières, en l’occurrence celles qui ne faisaient pas l’objet de travaux dirigés souffraient de négligence. Ce qui fait qu’à l’approche des partiels du premier semestre, je me retrouvais avec une tonne d’information à devoir assimiler le plus rapidement possible.

QUE FAIRE SI TEL EST VOTRE CAS?

Si vous êtes dans cette situation, la première à chose à faire est de ne surtout pas paniquer face aux pavés de cours à bûcher. Il va falloir être stratégique et méthodique dans la gestion du peu de temps qu’il vous reste avant le début des examens, lesquels commencent souvent le lendemain du jour de l’an.

1.DRESSER UN ETAT DES LIEUX DE LA SITUATION:Il vous faut tout d’abord être honnête avec vous même et vous rendre à l’évidence : l’impasse va être faite sur certaines matières. Ce que j’entends par faire l’impasse, c’est le fait de vous avouer que certaines matières ne seront lues qu’une fois pour ne pas dire survoler. Ensuite faire un état des lieux en vous posant la question de savoir si il est encore possible de valider votre semestre. En général, la réponse est non car « on ne nourrit pas la poule le jour du marché ». Le but est donc de minimiser les dégâts en sachant qu’il ne faudra pas vous rater au second semestre, et pour les rattrapages si cela se fait encore.

2.FAIRE LE TRI ENTRE LES MATIÈRES A TRAVAUX DIRIGES ET LES MATIÈRES SANS TRAVAUX DIRIGES:Si vous avez bien travailler vos travaux dirigés, c’est une bonne chose. Les réviser ira beaucoup plus vite d’autant plus que les corrections faites par vos chargés de travaux dirigés à chaque séance ont eu pour but de vous mâcher le travail.

Si tel n’est pas le cas, faites de votre mieux en étant douloureusement conscient de ce qu’il vous faudra plus que redoubler d’effort au second semestre. J’ai encore à l’esprit le souvenir de mon année de master 1 pour laquelle j’avais obtenu une moyenne de 7.45 lors des partiels du premier semestre. Pour le second semestre, sachant que je n’avais pas de choix, j’ai obtenu 14 de moyenne, ce qui m’avait permis de la valider.

Pour ce qui est des matières sans travaux dirigés, il va vous falloir là encore être organisé. Me concernant, je m’arrangeais à essayer de toutes les lires en dégageant l’idée essentielle à chaque chapitre, que je notais sur une feuille, que j’allais relire la veille de l’examen. De plus la discipline dont je faisais preuve était martiale, avec des journées de travail de 15 heures. Je vous invite donc à faire de même pour au moins avoir une idée de la matière en général. Si vous avez des ami(e)s qui ont pu faire des fiches dans lesdites matières, n’hésitez pas à leur demander de pouvoir les photocopier, vous gagnerez du temps.

Surtout, j’insiste bien sur ce point: ne vous découragez pas et ne paniquez pas devant la tonne de travail à abattre car lorsque vous serez avocat(e), ça ne sera pas mieux.

3.A LA FIN DE CHAQUE EXAMEN, FUYEZ VOS CAMARADES QUI S’AMUSENT A CORRIGER LE SUJET EN VOUS DEMANDANT COMMENT VOUS L’AVEZ TROUVE ET TRAITE.Ils vous plomberont systématiquement le moral puis qu’il vous expliqueront que vos réponses n’étaient pas soient assez bonnes, ou alors qu’elles étaient mauvaises. Ce qui peut s’avérer très dangereux pour la suite car vous perdrez en confiance si jamais vous vous êtes vraiment manqué. Vous êtes déjà en situation de fragilité en raison de ce que vous n’avez pas révisé comme il se devait. De plus le découragement vous guette. Or il vous faut rester focus pour la suite et ne pas vous laisser distraire par celles et ceux qui sont en quête de sécurité et de reconnaissance. Il m’est arrivé d’avoir écouté un au sortir d’un examen, et me laisser convaincre par ce dernier que j’étais à côté de la plaque. Je n’aurai jamais dû car, grande fût ma surprise lorsque j’ai vu ma note.

TOUTEFOIS

Avec du recul, je ne recommande pas cette façon de travailler. Il est bien mieux de ficher ses cours tout au long du semestre. Non seulement vous vous donnez les moyens de valider votre semestre avec mention, ce qui est utile lorsqu’il faudra postuler pour les master 2, la concurrence étant rude, mais en plus de cela réviser sous le coup de la pression n’a jamais été productif et est générateur d’un stress énorme qui peut être paralysant. De plus, obtenir une mention est très gratifiant et très valorisant pour son égo estudiantin.

Pour autant, si vous êtes dans le cas qui était le mien à l’époque, autrement dit selon lequel vous devez travailler en parallèle de vos études pour les financer, si en plus de cela vous avez une vie de couple « maritale », une vie sociale riche et parfois des engagements associatifs prenants, il faut avouer qu’il n’est pas évident de donner la place qu’il faut aux études et de concilier le tout avec équilibre.

Cependant, soyez rassurés, ce ne sont pas forcément les majors de promo ou alors ceux qui obtiennent des mentions à chaque semestre qui font les carrières les plus brillantes ou qui font un excellent parcours universitaire.

Pour ma part, cela ne m’a pas empêché de faire un master 2 en droit des affaires à l’université d’Aix-en-Provence, de rédiger une thèse de doctorat sous la direction du Professeur Jacques MESTRE, d’intégrer l’école des avocats, de faire mon stage final dans un cabinet d’affaires parisien de renom et d’exercer la profession comme je le sens aux côtés d’une brillante avocate dans un barreau à taille humaine. Et, je pense être suffisamment outillée pour compter un jour parmi les meilleures de ma génération.

Tout est d’abord une question de volonté et de détermination. Et,« à l’impossible, nul n’est tenu ».

Vous souhaitez établir un planning et vous ne savez pas comment vous y prendre ? Prenez contact avec moi et ensemble nous le ferons.

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